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FC Nantes : Vahid Halilhodzic 30e depuis 2000, un club de Ligue 1 fait pire !


Mercredi 11 Mars 2026 16:40 - écrit par

À 73 ans, Vahid Halilhodzic reprend les rênes du FC Nantes pour tenter d’éviter la correctionnelle au doux nom de Ligue 2. Un retour chargé de symbole dans un club qui enchaîne les entraîneurs et joue encore une fois son avenir dans l’urgence.



Vahid Halilhodzic en pompier de service

Vahid Halilhodzic est de retour sur le banc du FC Nantes, et le symbole est fort. À 73 ans, le technicien bosnien devient le 30e entraîneur des Canaris depuis la saison 2000-2001, intérims compris. Un chiffre vertigineux qui raconte autant la fragilité sportive du club que l’instabilité chronique de l’ère Kita. Officiellement, le club a annoncé la mise à l’écart d’Ahmed Kantari et la nomination de « coach Vahid » jusqu’à la fin de saison, avec une mission claire : sauver le FCN d’une nouvelle descente. Bien qu'il n'ait plus entraîné depuis plus trois ans et son éviction de la sélection marocaine, il n’a jamais vraiment coupé avec le football.

Ce retour laisse pour l'heure un goût mitigé dans la bouche des supporters nantais. L’ancien avant-centre, héros des années 80 et artisan du maintien express en 2018-2019, arrive une nouvelle fois en pompier de service. Dans les tribunes, certains y voient la dernière carte d’un club qui ne sait plus construire dans la durée. D’autres saluent le choix d’un entraîneur réputé pour sa discipline, son exigence et sa capacité à secouer un vestiaire qui doute. Sous Waldemar Kita, Nantes en est déjà à son 25e changement de coachs depuis 2007, cassant définitivement l’image d’« école de la continuité » bâtie entre 1960 et 2000.

Nantes, l’OM… et la culture du court terme

Si le FCN atteint la barre des 30 entraîneurs depuis 2000, l’OM fait encore « mieux » avec 33 techniciens sur la même période. Marseille change de coach au rythme de ses crises, Nantes au rythme de ses paniques. Deux clubs historiques, deux publics exigeants, un même constat : l’idée de projet à long terme a été sacrifiée sur l’autel de l’urgence permanente. Résultat, des vestiaires sans repères, des joueurs qui s’adaptent sans cesse à de nouveaux discours, et une identité de jeu introuvable.

Dans ce contexte, Halilhodzic incarne autant l’espoir que le paradoxe nantais : on rappelle une figure forte du passé pour colmater un présent fragile. Son défi est simple et brutal : sauver le club maintenant, sans aucune garantie pour demain. Le prochain épisode est déjà écrit en filigrane : maintien héroïque et énième rupture, ou échec collectif et nouveau nom sur la longue liste du banc nantais. À Nantes, l’avenir s’écrit au crayon… et la gomme n’est jamais bien loin.



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